Miscellanées2 Une Lutte

jeudi 15 janvier 2015

Ma lutte est difficile



C’est une lutte de chaque jour
une lutte la nuit
celle du jour
une lutte faite de carreaux brisés
de statues
antiques aux membres arrachés
une lutte douloureuse
des pierres tombales
demi ouvertes
ma lutte
brise les vitraux
les larmes d’une femme sur les joues
et mes tremblements.
Ma peur.
Pourquoi ne pas aller au désert ?



(à suivre)
La Chute libre



Pleine Inconscience

Noir en moi depuis 15 heures

Douceur du visage

retrouvé

couloir hôpital

long

marcheurs et marcheuses multiples

douleur au poignet

SANG.


Carré noir sur Fond blanc (Malévitch)          

mardi 13 janvier 2015

POUR Aline

"Anna Mikkaïlovna Epstein", sa tombe submergée par la neige là ou brillaient au bord du ciel, Pléiades consolatrices ou cruelles aux déportés, les bulbes dédorés du monastère de Sakkhaline.
Et voici que le soir se referme une fois de plus,
replie son aile rose et dorée pour le sommeil.
Je me sens le devoir de le noter.
Comme le scribe faisait les comptes  de la journée du commerçant:
soir inscrit au livre des soirs,
mais qui n'est rien pourtant que l'on puisse amasser ou négocier.
On ne consigne pas un poids,
un métrage,
un prix:
rien qui se chiffre.
Plutôt quelque chose comme le regard
de deux clairs regards,
d'ou s'élève ce qui échappe à leur caducité.


Ce peu de bruits (PhilippeJACCOTTET)

dimanche 11 janvier 2015

CHANT DE CROUKOUGNOUCHE

Le soleil la couvre d'un halo parsemé d'étoiles, c'est une enveloppe lumineuse, un chant fait d'éclairs, et son courrier, ses mots de tendresse font que le sac s'entrouvre. Pourquoi ne pas y plonger notre main?"
Christian Cazals sur "Miscellanées 2"


 Ayant lu ce court poème accompagnant la photo évocatrice,
j'ai laissé mon imagination broder un commentaire en suspens..


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  Ce petit sac rouge offert au hasard d'une promenade,
 dans cette ville éblouie de soleil,
 Elle l'avait toujours gardé , sans l'égarer , 
même après plusieurs déménagements .
  Elle y avait retrouvé , il y a deux jours à peine ,
Plié serré , dans la poche intérieure ,
un petit papier très fin , bleu pâle ,
 Avec ces mots griffonnés presque effacés :
 Rendez-vous Samedi à 17h, au café "Sergio" . 
 C'était en quelle année déjà??? 
Songeuse, elle avait lissé le billet doux et l'avait caché entre les pages du livre posé près du canapé , 
 Rouge lui aussi.

Aussi longtemps qu'elle s'en souvienne, 
elle avait toujours aimé le rouge ,
Tous les ROUGES , 
Avec une préférence pour celui,
 flambant et pulpeux ,
De la cerise éclatée entre les dents au bord des lèvres.

Ainsi éparpillée de pensées légères,
 elle traversa la ruelle et entra au bureau de poste.

La pluie avait cessé enfin ,
 le ciel essuyé tout bleu ,
Souriait , ses nuages enfuis.


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